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EVANGILE SELON FIOLEPSY[i]

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Prologue

 

Vedi Venezia e poi muori : « voir Venise et mourir »…

A l’origine, cette expression concernait la ville de Napoli, Naples, et serait un jeu de mot qui fait allusion à une ville qui se situerait au pied du Vesuve et nommée « Morire » (équivoquant la mort). D’autres font allusion à « Mori », une petite île près du port de Naples ou encore à une petite localité de la province de Trente portant le même nom et qui serait en réalité bien éloignée de Naples.

Il existe d’autres lieux mystérieux dont on ne connaît pas l’origine mais qui font parler d’eux, comme les héros de la mythologie. Nous les nommons souvent « mythes », « légendes » ou encore « fables ». Ces sujets sans « racines » ont un mérite : celui d’alimenter nos fantasmes et nos rêves…

Au début XXème siècle, apparurent des êtres étranges prétendant se soucier de l’esprit humain et de son discours. Ils en ont fait leur métier et se sont fait appelés les « psychologues ». Ils furent très présents durant des années, occupant les espaces privés et parfois nous les croisions sur la scène publique, relayant la connaissance de se qu’on désigne la « clinique ». Que sa quo ? Provenant du grec ancien κλίνω, klinô (« incliner, faire pencher ») et plus précisément du grec klinos qui signifie « le lit », la clinique désigne lieu qui se situe près « du lit »… Quel étrange lieu désigne ce terme ! Il existe des métiers qui s’exercent au lit? Quelle curiosité ? Mais alors, les péripatéticiennes seraient-elles également des psychologues ? Assurément que oui, défendraient farouchement quelques usagers[1] !

« Le plus vieux métier du monde » comme le dit l’expression populaire connaît ses aléas (c’est un euphémisme) mais n’en demeure pas moins présent dans la société et se perpétue durant les siècles des siècles… Ce qui ne semble pas être le cas, en ce début de XXIème siècle, de ces étranges praticiens que l’on nomme « psychologues ».

Della disparizione dei psicologi clinici : « de la disparition des psychologues cliniciens [2]»

Nous parlerons d’eux, afin que l’on se souvienne de leur tumultueuse existence, de leur courage et de leur foi face à l’adversité.

Fiolepsy.

 

 

 


[1] A discuter plus avant car je désigne les prostituées ayant pu en quelque sorte sublimer (au sens psychanalytique du terme, c’est-à-dire la pulsion au travail de la culture) leur activité et non contraintes et forcées. Et c’est avec tout mon respect que je me permets de les évoquer ici, sans préjugés. A ceux qui ne me comprennent pas, et bien, grand bien leur fasse !

[2] Titre d’un ouvrage collectif, sous la Direction de Patrick Ange Raoult : De la disparition des psychologues cliniciens, Luttes et conflit, L’Harmattan, Paris, 2004.


[i] Il n’y a pas de narcissisme exacerbé dans cette dénomination évangélique. L’Evangile, c’est-à-dire « la bonne nouvelle » est à entendre dans la continuité du titre proposé à cette chronique : « Etats des Pieux, ou la vertu des psychologues ». Il s’agit seulement d’un pied de nez aux personnes qui font encore l’amalgame entre les rôles des prêtres et des psychologues : tous deux sont écoutants et aidants mais ne traitent pas du même Sujet. Le premier est « gratuit » et conseille selon les valeurs de l’Eglise, tandis que le second est « payant » et analyse selon la réalité psychique de l’homme dans sa singularité, en excluant bien sûr tout jugement dernier, et considérera ce dernier comme une instance surmoïque parmi tant d’autres… Après, cela relève de la croyance de chacun !

Toujours est-t-il que le lecteur est averti d’absence de tout prosélytisme dans ces écrits. Voilà juste une référence culturelle, parmi tant d’autres… Ensuite, cela relève de la croyance de chacun !

13 février, 2012 à 21 h 26 min


2 Commentaires pour “EVANGILE SELON FIOLEPSY[i]”


  1. barbapsy écrit:

    J’aime….beaucoup!

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  2. fiolepsy écrit:

    Merci Barbapsy!
    C’est une page ouverte pour d’autres Evangiles, selon Barbapsy, selon Carlotta 2012, pourquoi pas?… Et selon tous ceux qui ont une bonne parole de psy à prêcher en somme! ;-)

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